TIPE : Rapports de jury

Bonjour à tous,

Les rapports de jury de TIPE sont assez riches, et longs. Celui de 2012 me plaît particulièrement. Voici quelques extraits de rapport qu’il me semble opportun de rappeler, sauf indication contraire il s’agit de celui de 2012. Votre présentation va-t-elle respecter ces conseils ?

Les rapports se suivent et se ressemblent. Les recommandations parues régulièrement dans les rapports précédents sont toujours d’actualité, ce qui laisserait entendre qu’elles ne sont pas perçues à la hauteur de ce à quoi elles sont destinées.

(Page 18)

  • Sur le format de l’épreuve
  • Il reste toutefois une proportion non négligeable (environ 15%) d’entre eux [les candidats] qui semblent découvrir les conditions de l’épreuve le jour de l’interrogation.

    (Page 24)

    Certains candidats, mal informés, croient qu’ils doivent remettre le dossier aux examinateurs quand ils entrent dans la salle d’interrogation. Or, ce n’est qu’à la fin de l’épreuve qu’ils remettent le dossier et à tout moment, aussi bien pendant leur exposé que pendant les dix minutes de dialogue avec les examinateurs, ils peuvent consulter le dossier.

    (Page 25)

  • Sur la conduite de la partie C pendant l’année
  • La valeur ajoutée est un élément essentiel dans l’évaluation du candidat. Sa définition précise est difficile et varie au cas par cas. Elle peut se mesurer par la différence entre ce que le candidat a produit et ce qu’il a reçu.

    (Page 4)

    Si la part expérimentation-simulation est très souvent présente, elle est souvent mal conduite quand hypothèses, protocoles, fonctionnement des appareils, ordres de grandeur, incertitudes, critique des résultats, sont des aspects absents ou superficiellement traités.

    (Page 7)

    Il est nécessaire de bien définir le but des expériences et leur protocole expérimental, sans oublier les aspects de sécurité, de justifier les conditions expérimentales (au moins à la lueur des connaissances du
    programme), et de donner les résultats des expériences sans oublier de bien en étudier la précision.

    (Pages 20 et 21)

    Les examinateurs, qui aiment pourtant découvrir et s’émerveiller par le biais des TIPE de nouvelles thématiques, sont pourtant unanimes pour préconiser le recours à des montages expérimentaux simples, mais astucieux, éloignés des TP scolaires mais sans pour autant reproduire des TP d’IUT ou d’école d’ingénieurs. Etant souvent au fait des travaux pratiques proposés dans l’enseignement supérieur, ils n’hésitent pas à sanctionner les candidats tentant de faire passer ceux-ci pour un montage original.

    (Rapport 2011 page 26)

    L’expérimentation et l’ouverture vers le monde industriel et de la recherche ne sont pas des buts intrinsèques. Elles ne prennent de sens qu’en interagissant avec le processus de création de valeur ajoutée du candidat. Lorsque cette interaction n’est pas évidente, le candidat doit s’attendre à voir les examinateurs orienter la discussion dans le sens de son éclaircissement. C’est-à-dire à lui faire argumenter le choix et la définition des objectifs de ces actions dans le cadre de sa démarche de travail.

    (Page 37)

  • Sur la présentation de la partie C
  • L’effort de pédagogie est toujours apprécié et le jury ne peut qu’être redevable au candidat de lui avoir permis de comprendre, et encore plus d’apprendre, de nouvelles notions.

    (Rapport 2011 page 26)

    Il arrive aux examinateurs de découvrir par hasard à la fin de l’entretien un aspect important du travail que le candidat avait négligé de développer. La valeur ajoutée doit être un des objectifs majeurs de l’opération.

    (Page 18)

    Rappelons qu’il est pénalisant, pour le candidat, de censurer les parties de son travail qui n’ont pas bien marché, plutôt que de les valoriser en interprétant bien les problèmes rencontrés.

    (Page 21)

    La durée de l’exposé est primordiale, des répétitions permettent de bien la maîtriser. Le contenu doit être empreint de clarté, de rigueur et de concision. Le nombre et la qualité des transparents présentés peuvent être un gage de réussite. Le candidat doit bien connaître tous les termes qu’il utilise dans son discours.

    (Page 18)

    Encore une fois : clarté, pédagogie et cheminement logique doivent être les maîtres-mots.

    (Page 32)

    Un […] travers est celui de l’hyper-technicité sans présentation préalable du contexte. Il faut que le candidat soit conscient qu’au moins l’un des deux examinateurs n’est pas spécialiste du sujet qu’il ambitionne d’exposer. Il convient donc d’en tenir compte dans la construction de sa présentation en décrivant –même brièvement- le contexte, les implications et applications (éventuellement sociétales) avant de rentrer dans les détails techniques.[…] Rentrer immédiatement dans la technicité la plus pointue, se limiter aux calculs, laissera de manière inévitable l’impression d’une personne qui ne se soucie pas de son auditoire et manque d’ouverture sur le monde.

    (Page 32)

    On peut mentionner enfin que, à la sortie de l’épreuve, des candidats nous ont dit avoir été parfois surpris du rythme très rapide des questions/réponses.

    (Page 22)

  • Quelques phrases d’examinateurs sur les transparents
  • «Au delà de 20 transparents, c’est un dessin animé, pas un exposé. »
    « Un transparent doit être un document synthétique utilisant les codes classiques de la communication graphique (code couleur ; encadrés ; liste …) »
    « Une illustration imagée (schéma, photo, graphe etc) est quasiment indispensable pour assurer un transfert rapide de l’information »
    « Les images peuvent avoir été prises sur internet à la condition impérative que leur origine soit mentionnée en légende »

    (Page 34)

  • Sur la partie D
  • Les dossiers proposés avaient des longueurs et des difficultés variables, tout en restant dans des limites raisonnables. Mais on peut rappeler aux candidats qu’ils ne doivent pas se décourager, comme on le voit parfois, quand le dossier leur semble « trop dur », ni traiter à la légère un dossier qui leur semble « facile ». L’étude des notes montre que les examinateurs savent tenir compte de la difficulté variée des dossiers. En revanche, il apparaît effectivement que certains candidats ont tendance à baisser les bras devant la difficulté…, allant même parfois jusqu’à abandonner l’épreuve à la seule lecture du texte, ce qui est inadmissible pour un futur ingénieur.

    (Page 22)

    Lorsque les dossiers sont très riches en concepts nouveaux hors programme, les examinateurs n’attendent pas du candidat qu’il se les approprie tous ni qu’il en saisisse l’enchaînement et la cohérence d’ensemble, ce qu’ils attendent du candidat c’est qu’il montre qu’il a approché le texte avec une méthode scientifique, en utilisant des outils appropriés et en comparant les notions nouvelles exposées avec celles du programme ou communément admises.

    (Page 25)

    Enfin pour terminer, rappelons que l’initiative étant au candidat, il peut décider de ne pas suivre le travail suggéré, mais pour que cela lui soit profitable, il doit être capable de justifier son choix et il a tout intérêt à le dire dès l’introduction de sa présentation pour que l’écoute du jury soit en phase avec son exposé.

    (Page 26)

    Un bon quart des candidats adoptent une attitude trop extérieure en utilisant des expressions du type « ce document parle de … », « dans le document on nous dit que » « à la fin du document ».

    (Page 35)

  • Les trois principales recommandations 2012 (certainement toujours d’actualité)
  • Pour aider les futurs candidats de 2013, nous les invitons, ainsi que leurs professeurs, à prendre en compte les trois principales recommandations que nos collègues interrogateurs souhaitent transmettre :
    – L’originalité dans le choix du sujet est appréciée, mais celui-ci doit rester à la portée du candidat.
    – L’expérimentation ou la simulation sont encouragées, mais doivent procéder d’une réelle démarche scientifique.
    – Enfin, la brièveté de l’épreuve exige que l’élève se soit entraîné à la rigueur, la clarté et la concision de l’exposé, qualités qui lui seront fort utiles dans la carrière d’ingénieur.

    (Page 10)

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